Mieux organiser la sécurité à Paris

Nous créerons une Brigade de sécurité et de tranquillité publique 

Nous mettrons un terme à la surenchère sécuritaire inefficace, à la course à l’armement et à la rupture de confiance alimentées par les politiques de droite et de gauche. La création d’une police municipale, brandie en solution miracle aujourd’hui, ne répondra pas au besoin de tranquillité publique. 

Dans l’agglomération parisienne, c’est d’ailleurs plus d’un·e habitant·e sur deux qui n’a pas confiance dans la police et 6 personnes sur 10 estiment que la présence policière est suffisante. Une police municipale ouvrirait surtout la voie au désengagement de l’Etat à Paris. 

Nous créerons une Brigade de Sécurité et Tranquillité Publique (BSTP) pour répondre aux besoins quotidiens de tou·te·s les Parisien·ne·s. Cette brigade accueillera les actuel·le·s agent·e·s de sécurité de la Ville de Paris, renforcée par le recrutement de 300 nouveaux personnel·le·s, dédié·e·s spécifiquement au Nord-Est parisien qui concentre bon nombre de difficulté ainsi qu’à assurer une présence plus importante la nuit. 

Renforcée également grâce au retour des gardien·ne·s de parcs, car c’est dans nos jardins que se passent un très grand nombre des incivilités et des agressions – par exemple, dans le 11ème arrondissement, ce sont 85% des incivilités et des agressions qui ont lieu dans les parcs et jardins. C’est pourquoi nous recruterons 100 nouveaux gardiens de parcs, spécifiquement formés à la gestion des violences et des incivilités. 

Une brigade de sécurité et de tranquillité publique

La mission première de ces agent·e·s sera de retisser les liens avec les habitant·e·s, afin de redevenir un interlocuteur de confiance. Ces agent·e·s municipaux, dont l’uniforme sera clairement distinct de celui de la police, seront régulièrement formé·e·s à la médiation et ne seront pas équipé·e·s d’armes létales qui les mettraient en danger, eux et la population. 

Leur équipement restera limité à celui dont disposent actuellement les agent·e·s de la Ville (matraque, bombes lacrymogène, menottes). Ils seront implantés dans notre arrondissement et expert·e·s de leur quartier, dont la présence sera adaptée aux besoins : patrouilles à pied ou à vélo, rencontres régulières avec les acteur·trice·s locaux ou associatifs et les commerçant·e·s, etc. 

Leur présence plus nombreuse et plus soutenue sur le terrain aura de fait une action dissuasive sur les incivilités que nous subissons (jet de déchets sur l’espace public, non-respect du code de la route, stationnement gênant) et sur les tentatives d’agression. 

La brigade aura donc un rôle de pré-intervention médiatrice avant intervention si nécessaire de la police nationale de proximité. Afin de ne pas mettre en danger les agent·e·s de la ville, ils seront au préalable formé·e·s aux techniques d’interventions lors d’altercations qui peuvent devenir violentes. 

En dernier recours, les agent·e·s n’hésiteront pas à verbaliser les incivilités et à intervenir lors de flagrants délits d’agression. 

Une brigade pour apaiser et rassurer

Nous renforcerons les liens
entre la Préfecture de Police et la Ville de Paris 

Parce qu’il est impératif de renforcer l’efficacité des politiques de sécurité et de tranquillité publique, nous travaillerons à améliorer la coopération entre tous les acteurs locaux, et en particulier entre la Préfecture de Police et les agent·e·s de sécurité de la ville de Paris. 

Les informations seront mieux partagées, un canal de communication dédié sera mis en place – via un canal radio direct par exemple – les zones d’actions des services de police et des services municipaux seront rendus plus cohérentes pour améliorer la complémentarité des missions. 

Nous engagerons également un grand partenariat entre la Ville et les commissariats de police pour former tou·te·s les policier·e·s nationaux en contact avec le public. 

Les agent·e·s de police qui reçoivent les plaintes des victimes seront formé·e·s à la prise en charge des publics confrontés à des violences particulières (les femmes victimes de violences conjugales, les LGBTQI+, les personnes souffrants de discrimination ethnique, etc.). 

Un tel plan de formation a déjà été mis en place avec les commissariats du 12e arrondissement, sous l’impulsion d’Emmanuelle PIERRE-MARIE, élue écologiste, et c’est un franc succès. Un·e agent·e de la Ville sera présent·e en permanence pour permettre la meilleure prise en charge possible des personnes en fragilité. 

Cet·te agent·e aura pour mission la mise en relation avec l’ensemble des acteurs permettant un accompagnement au plus proche des besoins : associations d’écoute et de libération de la parole, d’accompagnement vers l’accès aux droits, logement réservé chez les bailleurs sociaux de la ville, médecins, services sociaux, … 

Enfin, nous évaluerons chaque année le bilan de la Préfecture de police en matière de lutte contre la délinquance et de maintien de l’ordre par la création d’un Observatoire des politiques de sécurité. Cet observatoire jugera le bon respect des droits humains et des règles déontologiques par l’ensemble des forces de l’ordre. 

Les affrontements et violences policières qui ont eu lieu lors des grandes manifestations des dernières années sont contraires à la liberté de manifester paisiblement et en toute sécurité. 

Non seulement ce climat de tensions met en danger physique les manifestant·e·s, les habitant·e·s et les forces de l’ordre, mais il contribue à diffuser un climat de défiance et de violence. A l’instar de ce que prône le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, appelant le gouvernement à ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique et à suspendre l’usage du lanceur de balle de défense, nous garantirons ce droit de manifester en toute sécurité dans Paris. 

Nous donnerons aux pompiers de Paris les moyens de remplir leurs missions 

La Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris qui protège la Ville et la petite couronne nécessite un investissement important pour lui permettre de mener à bien ses missions à horizon 2025, notamment du fait du vieillissement de la population, de l’augmentation de la population en petite couronne mais aussi l’augmentation des populations en grande difficulté plus exposées à certains risques. 

Les pompier·e·s de Paris ont besoin d’un plan de modernisation, estimé à 150 millions d’euros d’ici 2030. Nous rétablirons ce plan d’investissement et de modernisation brutalement stoppé par la Ville en 2014, et comblerons le retard pris depuis au détriment de la sécurité de tou·te·s

Car le manque de moyens des sapeurs-pompier·e·s parisiens devient alarmant : pour un nombre d’habitant·e·s à protéger équivalent à New York, un nombre d’appels et un nombre d’interventions similaires, les pompier·e·s de Paris sont deux fois moins nombreux que leurs collègues New Yorkais pour un budget trois fois inférieur ! 

Ce plan d’investissement permettra aussi d’adapter les secours pour faire face à l’augmentation des événements climatiques extrêmes liés au changement climatique comme les canicules ou les crues de la Seine et les inondations dues aux fortes pluies. 

Nous sortirons du dogme de la vidéosurveillance 

Le déploiement massif de la vidéosurveillance soumet les Parisien·ne·s à une situation de liberté surveillée. 

Cette intrusion de la vidéo-surveillance dans la vie privée n’a aucune efficacité prouvée : l’impact sur la délinquance n’est pas mesurable et les conséquences sont surtout un déplacement des actes et elle ne contribue que marginalement à la résolution des affaires

Les avantages de cette politique sont donc très limités au regard de ses coûts et de la menace pour la vie privée. Nous évaluerons précisément l’efficacité de la vidéosurveillance à Paris grâce à un audit, tout en gelant le déploiement de nouvelles caméras de surveillance dans l’espace public, exception faite des caméras de contrôle des plaques d’immatriculation pour la vidéo-verbalisation sur les couloirs de bus et des pistes cyclables. 

Nous instaurerons un moratoire interdisant l’introduction de logiciels de reconnaissance faciale ou d’analyse comportementale. 

Aménagement de l’espace urbain 

L’aménagement urbain est l’un des principaux déterminant de la tranquillité publique dans l’espace public et de sa propreté. Nous réaménagerons progressivement les quartiers en élargissant les trottoirs pour lutter contre le harcèlement de rue en diminuant la densité sur la chaussée. 

Nous améliorerons et ciblerons l’éclairage urbain pour répondre au besoin de sécurité et repenserons les mobiliers urbains et la végétalisation de l’espace public. 

Ces opérations seront menées conjointement avec les habitant·e·s, au moyen de marches exploratoires urbaines, pour cibler précisément les besoins et construire les solutions à partir des expériences vécues dans les quartiers. 

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