Mieux réglementer nos rues pour retrouver du calme

Faire de nos parkings des jardins ! Nos rues ne sont pas un parking à ciel ouvert 

La moitié de notre ville est utilisée par les routes et les places de stationnement . 50% de Paris est dédiée à la voiture alors qu’elle ne représente que 13% des déplacements quotidiens des Parisien·ne·s. 

Cette répartition de l’espace est complètement injuste envers les autres modes de déplacement et il est nécessaire de la revoir pour permettre à tou·te·s de mieux profiter de la ville. 

Nous voulons libérer nos rues des places de stationnement en surface (environ 120 000 places), et les réaménager pour des rues plus accueillantes. Elles laisseront place à des arbres quand cela est possible, à des bancs publics, des fontaines, des poubelles de tri, des boîtes à dons, des toilettes publiques gratuites, etc

Premier objectif : la moitié des places de parking transformées en 5 ans, soit l’équivalent de 60 hectares reconquis sur la voiture. C’est plus de deux fois le parc des Buttes Chaumont !

Seules des zones de livraison et de stationnements dédiés aux professions en ayant réellement la nécessité (médecins, entrepreneur·se·s, transporteurs de personnes en situation de handicap, etc.) subsisteront

Les parkings souterrains de la ville sont suffisamment nombreux pour accueillir les voitures des habitant·e·s. Le parc des voitures des Parisien·ne·s représente aujourd’hui 462 700 véhicules et ce chiffre va baisser au cours des prochaines années. 

Non au régime d’exception pour les deux-roues motorisées 

Aujourd’hui les deux-roues motorisées ne payent pas pour se garer dans les rues de Paris. S’il y a quelques années cette politique “d’exception” pouvait s’entendre pour favoriser les automobilistes à circuler avec des véhicules plus petits, force est de constater que le résultat n’est pas convaincant.

Les scooters et les motos ont souvent des comportements extrêmement dangereux, ils n’hésitent pas à circuler et stationner sur les trottoirs, dans les zones piétonnes et les espaces réservés aux vélos, font un bruit démesuré, roulent à une vitesse excessive, sans compter la pollution de l’air très importante qui est générée. 

Une tolérance zéro doit s’appliquer aux infractions commises par les motards et scooteristes ! Nous porterons d’ailleurs une attention particulière au bruit qu’ils produisent. Car à Paris, le bruit, c’est jusqu’à 11 mois d’espérance de vie en moins et des troubles de l’audition, du sommeil, des retards dans le développement cognitif des enfants, des maladies cardiovasculaires. 

Pour y répondre, nous généraliserons les systèmes de “capteurs méduses” qui permettent de capter les nuisances sonores en temps réel pour mieux limiter ces nuisances sources de pollution quotidienne

Nous mettrons également en place le stationnement payant pour les deux-roues motorisées, sous un format forfaitaire (1 jour, 1 mois, 1 an). Il existe 50 000 places de stationnement pour les deux roues motorisées dans Paris, nous proposerons un système de stationnement résidentiel à 1 euro par jour accompagné d’une carte à 30 euros par an et un stationnement à tarif normal pour les visiteurs occasionnels. 

Cette mesure permettra un gain de 35 millions d’euros annuel pour la ville et permettra de financer des mesures pour la mobilité douce. Enfin, cette mesure devra être accompagnée d’un suivi plus strict des incivilités commises par les deux roues motorisées. 

Les trottoirs ne sont pas des voies de circulations ni de stationnement pour ces engins, nous veillerons à faire respecter un plus juste partage de l’espace public. 

En finir avec la pagaille actuelle des trottinettes, vélos et scooters en libre service 

Des nouvelles formes de mobilité ont émergé depuis quelques années à Paris : vélos et scooters en libre-service, trottinettes électriques, gyropodes, etc. Par manque de moyens juridiques, les villes n’ont pas pu réagir pour encadrer ces nouvelles pratiques. 

Résultats : ces services ont suivi un développement désordonné dans la ville au détriment des piétons, qui ont dû subir les incivilités d’usager·e·s et d’entreprises privées peu précautionneuses des autres usageres de l’espace public. Depuis peu, la loi LOM donne aux collectivités quelques moyens pour réglementer leur usage. Nous allons nous en saisir pour créer un véritable service public de ces nouvelles mobilités. 

Notre objectif est à la fois de mieux réglementer et de rendre ces nouvelles mobilités plus efficaces, pour garantir la tranquillité de toutes et de tous

Nous organiserons des appels d’offres avec les acteurs sur le marché, qui permettront de mieux encadrer les services proposés (nature des engins, rangement, conditions sociales et environnementales…).

Nous lancerons un audit complet sur le fonctionnement du Vélib’ 2, qui est un échec. Enfin, nous referons un appel d’offres si aucune proposition d’amélioration de l’opérateur n’est suivie d’effet. 

Ces offres seront réunies et coordonnées en un véritable service public des nouvelles mobilités urbaines .

Ce service garantira le bon stationnement de ces engins, avec la mise en place de bornes multimodales (où pourront être rangés trottinettes, vélib, vélo cargo, etc) ainsi qu’une gestion coordonnée des différents opérateurs exerçant sur le territoire parisien sous une seule et même offre qui pourrait être intitulée “Paris’lib”

Pour assurer une meilleure lisibilité aux multiples offres de transport, nous proposerons une application au nom de la ville de Paris dont l’objectif sera que chaque usager·e puisse faire dans Paris le trajet porte à porte le plus facile, rapide, bon marché et écologique possible

Cette application centralisera et connectera tous les moyens de transports parisiens (trottinettes, vélos, scooters, mais aussi transports publics métro, bus et RER, ainsi que certains trajets taxis et VTC). 

Helsinki est déjà équipée d’un tel service. Nous mettrons tout en oeuvre que pour dès 2022 les déplacements dans Paris et sa métropole puissent se faire avec un seul ticket ou un seul pass pour tout type de trajets

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