Paris plus sûr

À Paris question sécurité et tranquillité publique, la situation se dégrade. Les violences, les vols, les harcèlements, les incivilités augmentent dans la capitale. Alors que la police nationale, qui a subit une baisse d’effectifs depuis dix ans, est insuffisamment présente dans nos rues, pour nous écologistes, la sécurité et la tranquillité publique des Parisien·ne·s est une priorité.

Pour cela, la Ville et l’Etat doivent travailler main dans la main, remplissant chacun pleinement leurs missions. L’Etat doit immédiatement cesser son désengagement et réinvestir nos rues : nous avons besoin d’une police nationale qui agissent aussi sur la délinquance pour assurer la sécurité des Parisien·ne·s et de leurs biens. Quant à la municipalité, son rôle est d’assurer la tranquillité de l’espace public. Avec une stratégie : plus d’humains sur le terrain.

Pour cela, nous créerons une Brigade de la Sécurité et de la Tranquillité Publique (BSTP) dont la mission première sera de recréer un lien de confiance avec les habitant·e·s. En renforçant leur présence auprès des Parisien·ne·s et en devenant expert·e·s de leur quartier, les agent·e·s de la ville auront une présence dissuasive à la fois sur les incivilités (épanchements d’urine, les jets de déchets) et se poseront comme médiateur·trice·s pour éviter tout acte de harcèlement ou de violence.

C’est avec de la pédagogie, de la médiation, de la présence humaine et un réel investissement dans la ville (poubelles de tri, toilettes, lampadaires, etc.), que nous arriverons à assurer la tranquillité pour tou·te·s, quel que soit son sexe, son genre, sa catégorie sociale, sa religion ou son origine. En cas de non respect des règles, les agent·e·s de la brigade verbaliseront chaque incivilité et saisiront la police nationale pour tous les actes de violence constatés. Chacun dans son rôle.

LA SÉCURITÉ À PARIS EN CHIFFRES

La sécurité et la tranquillité, de vraies préoccupations pour les Parisien·ne·s

  • La sécurité est la 3ème préoccupation des Parisien·ne·s après la propreté et la lutte contre la pollution.
  • En matière de tranquillité publique, 30% des Parisien·ne·s demandent que le bruit en ville soit mieux contrôlé.

La sécurité, une compétence partagée à Paris

  • La Ville de Paris abonde chaque année le budget de la Préfecture de Police de 700 millions d’euros.
  • La Préfecture de Police a déployé 3364 caméras de vidéosurveillance
  • à Paris, dont 2000 dans le cadre du plan anti-terroriste. Avec les caméras des acteurs privés et celles de la SNCF ou de la RATP, la ville compte environ 30 000 caméras.
  • La ville de Paris a créé une Brigade de lutte contre les incivilités composée de 3200 agent·e·s.

Un manque de moyens humains et financiers

  • La Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) accomplit 525 000 missions par an, alors qu’elle est équipée pour en effectuer seulement 450 000. Selon les prévisions, elle devrait en mener 600 000 en 2026.
  • Pour surveiller et assurer la sécurité des parcs et jardins, la ville dispose de 436 agent·e·s, responsables des 2300 ha répartis en 500 espaces verts.
  • Pour assurer le maintien de l’ordre lors des manifestations en 2019, certains commissariats parisiens ont été vidés de 50% de leurs effectifs.
  • À Paris, il n’y a que 1 policier·e pour 600 habitant·e·s dans le 15e arrondissement, contre 1 policier·e pour 200 habitant·e·s dans les arrondissements centraux.

Une recrudescence de la violence à Paris

  • Les violences ont augmenté en 2019 à Paris : +9% d’atteintes volontaires à l’intégrité physique, +14% d’ atteintes aux biens, +3,5% de violences sexuelles.
  • 100% des femmes se sont déjà senties harcelées dans les transports en commun franciliens.
  • En France, moins d’une victime de viol sur 5 porte plainte, seule une plainte sur 10 aboutit effectivement à une condamnation pour viol.

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