Pour des transports en commun plus nombreux, plus confortables et moins chers

Une nouvelle ligne de tramway entre les grandes gares 

Qui dit plus de voitures individuelles, dit alternatives. Notre ambition est d’offrir aux Parisien·ne·s et aux Francilien·ne·s les moyens de se déplacer autrement. Malgré un réseau de transports en commun extrêmement important – nous avons le réseau le plus dense du monde – nos métros, RER et tramways ne peuvent plus accueillir de nouveaux passager·e·s. Les lignes sont toutes saturées. La ligne 13 en est l’illustration la plus frappante : avec ses 650 000 passager·e·s par jour, son taux de remplissage est de plus de 116 % ! 

Nous devons offrir aux Francilien·ne·s de nouvelles infrastructures pour se déplacer, non en sous-sol, mais en surface. 

Nous relierons les 5 grandes gares parisiennes, cela pourrait prendre la forme d’un “tramway des gares” . Son tracé commencera à gare Montparnasse pour passer à gare Austerlitz, gare de Lyon puis enfin gare de l’Est et gare du Nord. 

Ce projet demi-circulaire permettra de délester les 474 millions de voyageurs annuels qui passent dans ces cinq gares et qui, très souvent, doivent faire un transit de l’une à l’autre, chargeant encore les lignes de métro et de bus déjà surchargées. 

Ce tramway proposera des places réservées aux vélos, comme nous demanderons à ce que tous les nouveaux bus en circulation disposent de dispositifs pour accrocher les vélos . L’objectif est de favoriser l’intermodalité (l’utilisation de plusieurs modes de transport au cours d’un même déplacement) pour que les usager·e·s puissent transiter sur de moyennes et longues distances avec leur vélo et ainsi optimiser leurs temps de déplacements. 

En effet, sous l’impulsion des élu·e·s écologistes au Parlement européen, tous les trains grandes lignes devront progressivement proposer de nombreuses places vélos. En Île-de-France, nous devons aussi imaginer pouvoir aller de chez soi à une station de RER ou de tramway à vélo, monter dans le wagon avec son vélo et finir son trajet à vélo. 

Sur l’intégralité du tracé du tramway, la chaussée sera libérée du bitume et remplacée par un tapis végétal, plus approprié pour lutter efficacement contre les îlots de chaleur l’été et pour absorber l’eau de pluie. 

Des navettes touristiques sur la Seine ouvertes à tou·te·s 

Nous développerons un service de transport fluvial collectif destiné principalement aux touristes, grâce à des bateaux-bus zéro émission , en lien avec IDF Mobilités. Ce service comprendra une offre de transport fluvial pour rejoindre les points clés de la capitale. De Bercy à la Tour Eiffel, des lignes courantes permettront aux touristes de se déplacer sur la Seine. Ces bateaux-bus pourront également être empruntés par les détenteur·trice·s du Pass Navigo sans surcoût ( Aujourd’hui ce surcoût est de 40€/an ).

Des horaires décalés et du télétravail pour désaturer les transports 

Pour éviter les effets de saturation en heures de pointe, nous développerons pour tous les services municipaux le permettant le télétravail ainsi que des horaires légèrement décalés, afin de participer à désengorger les transports en commun en heure de pointe. Nous inciterons les employeurs de la région parisienne à mettre en place les mêmes dispositifs. 

Des transports gratuits pour les moins de 26 ans 

Entre la ville de Paris et la région Île-de-France, de nombreuses mesures de gratuité des transports en commun existent déjà. La gratuité totale existe pour les séniors sous conditions de ressources, pour les enfants de maternelle et de primaire, pour les personnes en situation de handicap, pour les bénéficiaires du RSA et des remboursements conséquents existent pour les moins de 18 ans et pour les personnes au chômage. C’est bien la preuve, s’il en était besoin, que se déplacer aujourd’hui dans Paris et sa métropole est une obligation qui coûte cher, trop cher parfois.

Cette barrière mise à l’accès au métro, du RER, du bus et du tram est incompréhensible à l’heure où pour lutter contre la pollution de l’air et les dérèglements climatiques, les pouvoirs publics demandent à chacun·e d’entre nous de se déplacer le plus proprement possible donc en utilisant la marche, le vélo mais surtout les transports en commun. 

Transports en commun, qui, il faut le rappeler, souffrent d’un manque cruel d’investissement et voient de fait inéxorablement leur qualité décliner. Pour un service si peu qualitatif, demander aux Francilien·ne·s de payer toujours plus cher leur Pass Navigo (passé de 73€/mois en 2016 à 75,20€/ mois en 2019) est inconcevable. 

Pour favoriser l’utilisation des transports en commun, nous mettrons en place leur gratuité pour tou.te.s les Parisien·ne·s de moins de 26 ans qui en ont besoin . Et nous porterons cette mesure de gratuité au sein de la métropole du Grand Paris ainsi qu’à IDF Mobilités pour que tou·te·s les jeunes Francilien·ne·s puissent en profiter.

Une brigade contre le harcèlement dans les transports 

100 % des utilisatrices de transports en commun ont été victimes au moins une fois de harcèlement sexiste selon le Haut conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes. 

Il est impensable que la moitié des usager·e·s du métro ne s’y sentent pas en sécurité. Sans compter toutes les autres sources d’insécurité dans les transports : les vols à l’arraché, les pickpockets, le sentiment d’insécurité dû au manque de propreté, etc. 

C’est pourquoi, nous proposons que la ville de Paris et la région IDF travaillent main dans la main pour créer des brigades de lutte contre les incivilités et le harcèlement dans les transports en commun . Des agent·e·s seront spécifiquement formé·e·s aux problématiques du harcèlement et seront présent·e·s dans les stations et les rames pour sensibiliser les usager·e·s aux comportements incivils ou agressifs. 

Le harcèlement de rue reste encore aujourd’hui, et ce malgré la loi, souvent difficilement qualifiable et laissé à l’appréciation ou au jugement de chacun·e. C’est pourquoi cette nouvelle brigade aura comme missions principales d’avoir une présence dissuasive, de sensibiliser et de faire de la médiation. 

Un nouveau pacte métropolitain des mobilités 

Cette révolution des mobilités se joue aussi au niveau de la métropole. Paris doit s’engager, au sein de la métropole du grand Paris, à créer un nouveau pacte des mobilités pour favoriser l’intermodalité : lignes de bus de proximité pour relier des stations de RER, création de parking relais, pistes cyclables, places et infrastructures pour développer le covoiturage, aide à l’acquisition de VAE… Ces aménagements sont autant d’alternatives à l’usage de la voiture individuelle. 

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