Priorité aux piétons !

Des grandes zones piétonnes dans chaque arrondissement 

La ville de Paris, sous l’impulsion des élu·e·s écologistes, est engagée dans une démarche ambitieuse contre la pollution des voitures : la sortie du diesel est prévue pour 2024 et celle des moteurs thermiques pour 2030

Se donner les moyens d’y arriver demande qu’un effort particulier soit fourni par la Préfecture de la Police. Aujourd’hui, les contraintes sont faibles et pourtant très peu respectées. En théorie, seuls les véhicules de Crit’Air 3 ou moins peuvent circuler dans la capitale ; en pratique, les contrôles sont quasi inexistants, n’importe qui peut traverser Paris avec n’importe quel véhicule sans aucun contrôle. 

La Préfecture de Police ne fait de toute évidence que peu de cas de la lutte contre les pollutions. Elle devra s’y mettre réellement aux côtés de la ville de Paris si nous voulons protéger la santé des Parisien·ne·s. 

D’ici 10 ans, la ville doit profondément se transformer. Si la voiture polluante doit être éradiquée, la voiture électrique ne peut pas la remplacer. Certes, l’électrique est moins émetteur de gaz à effet de serre, mais la production de batterie et les matériaux nécessaires à la construction des automobiles restent extrêmement polluants. Remplacer une voiture thermique par une voiture électrique n’est pas la solution. 

Si les voitures sont vouées à devenir l’exception dans la ville, Paris va se transformer. Nous aménagerons dans chaque arrondissement au moins une grande zone piétonne d’ici la fin du mandat. Fini de penser nos rues en fonction des voitures, fini les places de parking toujours occupées par des voitures la plupart du temps immobiles, remettons les piétons au coeur de la ville. 

Nous repenserons l’espace public pour qu’il soit agréable à traverser à vélo et à pied mais aussi pour qu’on s’y sente bien : avec des bancs qui permettent d’en profiter, des fontaines à eau pour se désaltérer, suffisamment d’espace pour laisser nos enfants jouer, et évidemment laisser à la nature la place de se développer

Les places de stationnement seront transformées et remplacées par de nouveaux usages et aménagements : végétalisation, jardinières, arbres, terrasses, etc. L’objectif principal de remettre de la nature en ville c’est de mieux résister aux fortes chaleurs de l’été et de mieux absorber les fortes pluies, l’une et l’autre de plus en plus courantes du fait des dérèglements climatiques que nous connaissons. 

Dans ces futures zones piétonnes, voitures, scooters et motos seront bannis, mais l’espace sera pensé pour qu’en cas d’urgence pompier·e·s et policier·e·s puissent intervenir. Sans circulation, leur intervention n’en sera d’ailleurs que plus rapide. 

300 abords d’écoles piétonisés pour la santé de nos enfants 

La pollution parisienne touche particulièrement nos enfants. La carte publiée par l’association Respire est criante : 100% des écoles parisiennes sont polluées ! Et un tiers d’entre elles atteint des niveaux de pollution extrêmement préoccupants. 

Alors que la pollution de l’air est un facteur extrêmement important de maladie – responsable de plus de 6000 morts prématuré·e·s à Paris chaque année- nous ne pouvons rester sans rien faire. Chez les enfants, la pollution de l’air est encore plus néfaste que chez les adultes car leurs systèmes respiratoires et immunitaires ne sont pas mûrs : nos enfants risquent de l’asthme mais aussi un retard de développement cognitif et un déficit de QI, sans compter que la pollution favorise les maladies mentales et neurologiques ! 

C’est pourquoi, ces quelques 300 établissements les plus pollués sont nos priorités. Nous fermerons les rues adjacentes à la circulation pour rendre les abords des écoles aux enfants et à leurs parents. 

Nous en profiterons pour les végétaliser, pour qu’à côté de chaque établissement scolaire, les petit·e·s Parisien·ne·s puissent profiter de nature dans la ville . Conséquence, dans tous les coeurs de quartiers se trouveront des espaces de tranquillité réservés aux piétons et aux vélos. 

Ces zones de rencontre auront des trottoirs de minimum deux mètres de large pour laisser une place suffisante aux piétons, poussettes et personnes à mobilité réduite. 

Lutter efficacement contre les pics de pollution 

En attendant l’adaptation de nos villes, la pollution reste un fléau à endiguer et la gestion des pics de pollution reste encore très insuffisante. 

Nous demanderons la mise en place de la circulation différenciée dès le seuil d’information dépassé, pour éviter au maximum les périodes de pics très élevés, la tolérance zéro sur l’usage de véhicules ne répondant pas aux exigences de la circulation différenciée et un «Paris sans voiture» en période de canicule qui entraîne des pics de pollution à l’ozone. 

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