Un autre aménagement de la ville

Nous ne pouvons plus penser Paris sans penser avant tout à la place de la nature. Avec 21 067 habitant·e·s par km2 , Paris est la ville la plus dense d’Europe et une des villes les plus densément peuplées au monde, devant Bombay ou Séoul. Les dernières friches disponibles doivent donc être préservées et le bâti transformé.

Nous donnerons la priorité à plus de nature sur les derniers terrains disponibles à Paris

Si Paris est trop dense et minérale, il est primordial que ses dernières friches disponibles soient autant de conquêtes de la nature sur le béton. Ainsi, nous reverrons en profondeur les projets de zones d’aménagement concertées (ZAC) pour prioriser largement la place de la nature sur les constructions nouvelles.

À Bercy Charenton dans le 12e arrondissement, le projet prévoit la construction de six tours (la plus haute s’élèverait à 180m) et une forte densité, près de 600 000 m2 de construction sont prévus, dont près de la moitié de surface de bureaux et centres commerciaux. Nous mettrons un terme à ce projet d’un autre temps.

Sur les 80 hectares du projet, nous en rendrons 50 à la nature, pour créer une continuité entre le bois de Vincennes et le parc de Bercy. Il faut également éloigner les habitations et les équipements de l’échangeur autoroutier et du périphérique qui constituent des nuisances pour la santé et la tranquillité des habitant·e·s.

La ZAC Paris Nord Est a été largement bétonnée ces dernières années (1 200 000m2 prévus ou réalisés), la friche ferroviaire restante d’Ordener Poissonniers doit au contraire devenir un nouveau grand parc dans cette partie de Paris qui en manque cruellement. Les bâtiments historiques abritant les anciens ateliers de réparation de la SNCF seront végétalisés et transformés en un conservatoire et une cuisine centrale pour le 18e arrondissement.

Nous suivrons l’avis de l’Autorité Environnementale dans son constat du manque d’espaces verts sur la ZAC Gare des Mines, et nous végétaliserons les abords des infrastructures sportives prévues.

Enfin, sur l’ancien terrain d’éducation physique (TEP) de Ménilmontant dans le 11e arrondissement, récemment sauvé de la bétonisation par les écologistes, un projet de ferme urbaine pédagogique sera lancé, en lien avec les collectifs d’habitant·e·s et les associations de protection de l’environnement.

Le projet immobilier Netter-Debergue dans le 12e arrondissement sera lui aussi abandonné et remplacé par une extension du jardin Debergue-Rendez-Vous sur toute la surface disponible.

Nous concilierons la priorité donnée à la nature et la réalisation de logements abordables et sociaux en augmentant les capacités de préemption permettant à la ville de Paris de racheter immeubles, en transformant l’ensemble du parc de bureaux obsolètes en logements sociaux et en abandonnant la politique de construction de bureaux et de logements de standings sur les terrains publics.

Nous arrêterons les constructions en coeur d’îlots

Afin de préserver les coeurs d’îlots végétalisés et les sauver de la densification, comme c’est par exemple prévu sur l’îlot Navarre dans le 5e arrondissement, nous recenserons et sanctuariserons tous les arbres remarquables qui permettent aux habitant·e·s de profiter d’un espace de nature en bas de chez eux. Une modification du PLU en faveur des espaces verts en tout début de mandat permettra d’empêcher toute construction en coeur d’îlot et sur les dents creuses.

Nous végétaliserons les façades et les toits des bâtiments dès que cela est possible

Des expériences de végétalisation ont été initiées ces dernières années mais il faut aller beaucoup plus loin pour initier la sortie du béton et rafraîchir le bâti parisien.

La végétalisation de façades ou des toitures est trop souvent utilisée comme un atout marketing pour les promoteurs, avec des réalisations techniques laissant à désirer.

La ville, après étude de faisabilité pour chacun de ses bâtiments (écoles, mairies d’arrondissements, EHPAD, gymnases, bâtiments administratifs, etc.), végétalisera façades et toits avec de la glycine, des fougères, des passiflores, des rosiers, du chèvrefeuille, des églantiers ou de la vigne vierge.

Nous accompagnerons les copropriétés et bailleurs sociaux dans leurs projets de végétalisation, sur le plan technique (potentiels et avantages)et financier pour lancer une réelle dynamique de végétalisation et s’assurer qu’aucun pesticide ou engrais de synthèse ne soient utilisés.

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